Samedi 5 avril 2008
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Monsieur le Président de la République,
vous ne l'ignorez pas, la France a le plus haut taux de natalité de l'Union Européenne. Cependant, les problèmes démographiques qui vont se poser demain pour nos voisins européens, ne sont que
décalés vers 2030.
En effet, avec les effets combinés de la dénatalité (le nombre d'enfants par femme reste inférieur au taux de renouvellement des générations) et la réduction des cohortes d'âges (les classes d'âges
du baby-boom comportaient environ 800.000 personnes nées la même année, les suivantes retombent aux alentours de 600.000), il est certain, monsieur le Président que, toute chose égale par ailleurs,
la population française va régresser. Les projections de l'INSEE et de l'INED montrent 2030 ou 2040.
Que voulons-nous monsieur le Président ? Sauf à croire que les femmes françaises vont retrouver les taux de natalité d'avant guerre (je parle des guerres napoléoniennes bien entendu puisque la
chute de la natalité en France date de la première moitié du XIXème), si on veut maintenir le même nombre d'habitants, nous serons contraints de faire venir massivement des populations
étrangères. Vous pensez bien, monsieur le Président, qu'il ne s'agira pas d'étrangers européens : ceux-ci sont dans une situation bien pire que la notre et devrons faire ce choix dans les
toutes prochaines années.
Non, monsieur le Président, il s'agira des populations de nos anciennes colonies, d'Afrique ou d'Asie. Franchement, monsieur le Président, je suis persuadé qu'il s'agira plutôt d'Africains :
l'Asie, même encore sous le coup de l'éclatement de la crise boursière de 97, peut encore promettre des jours radieux à ses enfants. Ainsi, monsieur le Président, il me semble que la
politique de rejet et de retour au pays de ces Africains qui ont marqué, au péril de leur vie, leur volonté de vivre chez nous est contraire aux principes républicains, bien-entendu, mais
aussi contraire à l'intérêt démographique et économique de notre pays.
Au lieu de faire une politique de repli sur soi, il me parait de bonne politique de préparer une intégration progressive de ces populations qui nous serons vitales dans 25
ans.
L'Europe au point de vue démographique est un bastion vieillissant et sa population en déclin. Monsieur le Président, qui poussera nos chaises roulantes dans quelques années ?
L'article 68 de notre Constitution dispose que le Président de la République peut être destitué en cas de manquements à ses devoirs.
Monsieur le Président de la République, existe-t-il de plus haut devoir que de construire l'avenir de notre Nation ?
Recevez, monsieur le Président, mes sentiments respectueux.
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Par Réveur d'Afrique
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Publié dans : Divers
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